Le titre n'y est pas pour rien, faisant référence au très grand succès de Sergio Leone. Tremblay et Brassard ont simplement utilisé le titre et transmué "l'ouest" en "est" puisqu'à Montréal, à l'est de St-Laurent, c'est le monde des francophones, catholiques et surtout, des gens simples et ordinaires pour ne pas dire pauvres. Ainsi, le film recoupe l'histoire de plusieurs personnages colorés ayant des liens entre eux, des liens qu'on apprend à connaître au long du film. Il faut être attentif car ces relations ne sont pas explicites, encore moins leurs passés et leurs aspirations. C'est le plus gros reproche que je fais au scénario du film car malgré le fait que ce soit une excellente fresque de vie montréalaise des années 1960 et 1970, les liens sont loin d'être limpides, je dirais même que ça prendrait un lexique pour comprendre pourquoi les personnages agissent avec tant de rancoeur? De plus, il ne faut pas généraliser avec les personnages insolites du film puisqu'ils sont les embryons du village gai de Montréal (à cette époque, on parlait ouvertement des tapettes) mais c'est bien cela qui s'est produit et ce n'est pas le "monde" de monsieur tout le monde, ce monde des homosexuels à Montréal qui gravitent autour des cabaret de travestis. En conclusion, c'est agréable à regarder en tant que tableau social mais c'est une mince tranche de la population qui peut s'identifier à la plupart de ces marginaux.
6/10
kaprikorne@ - 1213 critiques
5.4.2011
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